CARNIVAL REGATTA
(2,3 et 4 Février 2008)
Motivées nous sommes, pour écrire ce commentaire. Vous préparer il faudra car long il sera ! Mais trêve de Yoda, pour cette 3ème édition de la Carnival Regatta, les guadeloupéens étaient présents. Etait-ce dû aux nombreux tracts que l’on a pu distribuer lors de la Triskell Cup ? Ou à leur envie de se dévergonder un peu et de sortir les déguisements ? En tout cas, on était tous très contents de les voir ! Allez Hop ! C’est partit !
1er jour :
« Riche en émotion » comme l’ont dit les équipières de l’Infinitif après l’arrivée aux Anses d’Arlet. Avant la ligne de départ, le vent n’était pas au rendez vous. L’eau faisait miroir et on s’entendait à bonne distance. Ce n’est qu’après avoir passé la ligne qu’il a commencé à souffler dans nos voiles. Le Wind part en tête et garde ses positions jusqu’au Cap Salomon. Pour les filles, c’était ambiance détente jusqu’à ce qu’elles voient les bateaux de devant se rapprocher peu à peu. Lueur d’espoir ? Non, non, ils étaient dans une pétole monumentale. Elles pensent qu’en arrivant assez vite elles pourront passer quelques concurrents mais se retrouvent elles aussi figées. Bref, en route pour le Diamant ! Et c’est à peu près là qu’est arrivé le grain blanc. Que d’émotion, que d’émotion… Le bateau gité à 90°, l’horizon gris, pas moyen d’avancer d’un pouce… On voyait plus à 10m à la ronde, nous étions seules ! Et c’est ainsi que, les pattes en l’air, accrochées à la filière, les filles de l’Infi… ont bien rigolé ! On a attendu que la tempête passe, choqué le génois à fond et on est restées là… Quant tout s’est calmé, qui était devant nous ? Le bateau des militaire, le mât à l’eau. Et un de moins, un !!! Petit virement au Diamant foirré, notre tout beau et tout nouveau génois reste coincé dans la barre de flèche. Un p’tit trou (des p’tits trous, toujours des p’tits trous… ♪) ! Petite remontée sur les vieux et une place gagnée juste avant l’arrivée. Le Wind ayant pourtant fait toute la régate devant se retrouve relégué à la 4eme place des Surprises. Shame on you !
Question déguisement, pas tellement d’inventions. Djab avait sorti les chapeaux et capes de vampires, Jonnhy Depp était de sortie sur le p’tit bleu et les équipières du bateau rouge s’étaient faites des couettes rouges et blanches et avaient déniché des jambières au couleurs du navire.2eme jour :
En ce Dimanche, deux manches de prévues. Le beau temps re-pointe son nez et réchauffe nos mimines gelées par la journée précédente. Le matin, départ des Anses d’Arlet direction notre chère baie des Flamands. Le p’tit rose si heureux de rentrer chez lui arrive premier à la ligne.
Interview de Arthur Villain :
. A quoi est due votre victoire ? Donnez nous votre secret !
La réponse du Skipper : « parce qu’on est les meilleurs… évident ! »
L’infinitif, plus passif, admire les côtes. Sur le dernier bord d’arrivée sous spi, un grain arrive et prend en traître le B28 de Figuiere armé de son nouveau mât carbone. Dans un départ au tas, le bateau couché se redresse… sans son mât ! Et de deux !
Pause déjeuner en attendant les derniers arrivants. L’occasion de papoter et de sortir nos chansons cultes tout en nous admirant, si belles que nous étions dans nos costumes de pirates.
C’est partit pour la deuxième manche ! En cette belle après midi ensoleillée et particulièrement ventée, c’est d’une manche banale dont on a hérité. Le Clip ton Slip arrive en tête (comme d’hab’), suivit du Gégé. Arrivée au ponton, on retrouve notre petite place bien gardée et on a eu vite fait de tout ranger ! Après une bonne douche, on revient à la charge attaquer le repas : frites, gratin, haricots, viande, le tout arrosé d’une sauce aux champignons. Excellent, mais peut être un peu trop… Une de nos pirates ayant englouti son assiette n’a pas pu tout conserver… dans son fort intérieur !3eme jour :
Après un réveil assez dur, c’est en hippies que les filles ont débarqué sur le ponton. Déguisement obligatoire pour tous les équipages, règles de course. Sur l’eau, c’est la foire ! On se retrouve en compagnie de vaches (folles !) guadeloupéennes, de chirurgiens, des mousses, des chimistes, des diables et autres extravagances. C’est un départ P-H-E-N-O-M-E-N-A-L que font les filles (quelle joie d’être rédactrices) qui se retrouvent ébahies aux côtés des habitués des podiums. Ok, ça n’a pas duré longtemps, mais on a tout de même gardé Pa Dig’ à porté de mât. Pour parler du Wind, on fait pas les mauvaises foi et on admet quand même que sans spi et en train de couler, ils se sont vraiment bien débrouillés. En effet, après un super envoi… sous le bateau, le spi se coince dans le safran qui fêle le tube de la mèche. Les Winders doivent continuer des ¾ de la régate avec deux voiles d’avant disposées en ciseau. Retour au ponton à 14h pour attendre une remise des prix à 19h.Au final, sur 14 bateaux dans la classe Racing Cruising 2, L’infi termine 7eme et le Wind 5eme. En somme belle régate !