TOUR DE LA MARTINIQUE
(7 et 8 Février 2009)
« Demain, rendez-vous au bateau : 5h15 !
_ Ça va être duuuur… » Et ça l’était ! Mais on s’est tous levés, on a tous embarqué sur nos embarcations respectives, et on a tous pris la mer, direction : la 4L. Et après le départ, bien sûr, pour pas nous réveiller trop vite d’un coup, c’est pétole. Pour les Young Surprise, on opte pour deux tactiques différentes pour traverser la baie. Les filles prennent large, avec Clipper Ship et Pa Dig, et les garçons la côte, avec le reste de la flotte. Finalement, les filles arrivent devant les garçons, qui se retrouvent, en compagnie de GFA Caraïbe et ADSL, pris dans la dévente de la Pointe Salomon. Tout ça pour finalement se faire remonter devant Grande Anse. Et là, alors que la concentration était optimale, un petit quelque chose attira le regard des demoiselles qui reconnurent au loin un gang de dauphins. C’était inopinément inopiné (like Jean-Jacques, yesay, Mafia mwen) et cette rencontre inattendue a entraîné quelques interventions à la VHF. C’est ensuite après avoir passé le Rocher du Diamant que les filles ont dit ‘au revoir’ a une concentration qu’elles ne retrouveront qu’aux abords du François. Les chansons fusent, Dernière danse, de Kyo, est baptisée chanson du jour et on sort les boîtes de Zoëte Maïskorell Vacuum Vestpack (c’est du maïs, don’t worry).
« Samedi 7 Février 2009. Journal de bord. Infinitif. Midi. Le vent souffle… Mmh… Assez bien… À variation constante… Mmh… Non, pas constante, je dirais plus par vague ! » xD
Avec deux malades sérieuses à bord (vomissements garantis, âmes sensibles, s’abstenir), et quelques petits moments de "je me sens pas bien, mais ça va, je vais juste dormir un peu", la remontée de l’Anse Trabaud à la Pointe Chaudières fût longue. Jusqu’à la fin, l’Infinitif a serré de près ADSL qui termina à l’Ilet Long une minute avant. Alors là, les filles, elles ont toutes cru qu’elles étaient dernières des dernières quand une demi heure plus tard, toujours inopinément, Silmarill passa la ligne d’arrivé. « Ils faisaient la course eux ? Ben on est pas dernières, alors ! On est avant-dernières, c’est mieux ! »
Rangement des bateaux, douche improvisée pour certains (Cristaline ©, sé sa ki bon) et débarquement sur l’île. Même menu que l’année précédente, mêmes gens, même liquides, même ballon, et, dur de dur, même DJ. C’est donc par une nuit de presque pleine lune, « merci à elle » n’est-ce pas Lucas, que les équipages vaquèrent à leurs diverses et variées occupations. Moyenne de sommeil : 2h sur l’Infinitif.
Réveil par corne de brume à 6h du mat’ pour un départ annoncé à 7h. Les "p’tits poucets" ramassent leurs bouteilles de Carib en prenant des cachets quand les plus courageux avalent un petit déjeuner made in Ilet Long en se demandant si tout ressortira à la Caravelle. On se questionne pas trop longtemps quand même, parce qu’il faut aller jusqu’à l’entrée de la passe du François pour la ligne de départ. Pa Dig et Stud’ un peu trop pressés passent la ligne une chouille trop tôt et c’est rappel individuel pour eux. Mais c’est pas grave, parce que malgré ça, ils se retrouvent quand même aux côtés d’ADSL et pas trop loin derrière les autres ! Le très long bord de bon-plein/travers jusqu’à la presqu’île laisse à Only le temps de tenter un envoi de spi, tactique que les autres participants n’utiliseront pas. Passé la pointe, Studio10 se bat contre ADSL sous spi au large alors que Wind longe la côte. Quelques boîtes de maïs plus tard, c’est le drame sur le bateau rouge. Entre Grand Rivière et l’Anse Céron, vent arrière, les filles abattent un petit peu trop alors qu’une rafale (pas du tout modérée) souffle dans le voiles. C’est l’empannage violent et le départ au lof, tangon et baume du même côté ! On lâche la GV à fond, le halle-bas de baume et le bateau se remet droit après quelques secondes. On refait passer la baume de l’autre côté, on reprend notre route, et la course continue… Quelques mètres plus loin, plutôt inopinément, un CHPAK sec et net se faire entendre et le mât se retrouve dans la flotte, cassé en deux.
‹‹ Bon ben là, par contre, j’sais pas ce qu’il faut faire !
_ Moi non plus… ›› Mais les filles, elles sont dégourdies, (et comme on nous le fera remarquer plus tard, personne n’à crié à bord, preuve de leur immense courage !) alors elles récupèrent le spi, le tangon, et attendent que le Wind (qui était derrière elles) arrive pour se risquer à sauter à l’eau ou autre chose. Alex plonge (trop bien, en plus) et les aide à couper la drisse de GV au bout du mât, lâcher tout ce qui le rattache au bateau et à la remonter. Dans le remous des vagues, et avec la lourdeur de la bête, ça prend un sacré bout de temps ! Quand il est remonté, on ôte la GV, on sépare les trois bouts (le mât, le mât et la bôme) et on attend de se faire tracter. ADSL arrive à toute berzingue, et les équipiers sortent une drisse pas assez élastique pour la traction mais surtout, attachée un peu trop courte. La distance entre les deux bateaux n’est pas assez importante, une petite vague et TCHAK (varions les effets sonores), plus de bout ! Changement de tactique, le petit 6,50m Gift arrive plus génois affalé et on lui lance une aussière. Ils nous remorquent jusqu’à ce qu’il y ai pétole complète et qu’ADSL se décide à nous reprendre. Finalement, sans mât et sans voiles, on les dépassait presque ! Un bateau à moteur croise notre route et propose gentiment de nous remorquer. Proposition acceptée, et c’est reparti pour un tour ! Notre gentil tracteur nous tractera jusqu’à Schœlcher où le First35 Jedarta prendra la relève. Et alors, après le soleil qui tappe dur quand on n’est qu’une coque sur l’eau et qu’il n’y a pas de vent, le froid arrive avec les embruns de la baie et les petites vaguelettes qu’on se prend dans la figure. On ressort les parkas, et la sieste continue ! Devant l’Anse Mitan, re-changement de tracteur, on a droit au bateau à moteur de Jean-Michel Rolland, cette fois, pour les derniers mètres jusqu’à la kay. Enfin arrivés, exposition des dégâts aux copains : épontille tordue, pied de mât un peu enfoncé vers l’avant, pataras cassé, haubans abîmés, spi déchiré, mât en deux, mais bôme et GV en parfaits états. Résultat des courses, un bon week-end malgré tout, et une expérience que nous ne sommes pas prêtes d’oublier !